Histoire

LES EGLISES WALLONNES aux Pays-Bas – Pas vraiment « wallonnes » au sens où on l’entend en Belgique, pas tout à fait néerlandaises, francophones et francophiles, les Eglises Wallonnes constituent un phénomène original dans le paysage religieux et linguistique européen.

Elles prennent naissance dans un contexte d’intolérance et de répression religieuse de la part du pouvoir espagnol, à la fin du 16e siècle. Excédées par de sévères mesures fiscales imposées par le roi d’Espagne, les provinces du Nord (environ les Pays-Bas actuels), qui viennent d’adhérer aux idées de la Réforme, décident de faire sécession et donnent naissance à la République des Provinces Unies (1579) ; quant aux provinces du Sud (l’actuelle Belgique et le Nord de la France), elles demeurent catholiques et soumises à Philippe II, fils de Charles Quint.

Le premier refuge – Au même moment, fuyant la répression catholique, les protestants des régions méridionales émigrent en masse. Une partie d’entre eux se dirigent vers la jeune république batave où ils trouvent refuge. En 1571 est fondée la première communauté protestante de langue française à Middelbourg (Zélande). D’autres Eglises Wallonnes viennent rapidement s’y ajouter, notamment à Amsterdam (1578), Utrecht (1583), Leiden (1584), Dordrecht (1586), La Haye (1591), etc.

Le second refuge – Un siècle plus tard, après une longue période d’accalmie, la révocation de l’Edit de Nantes (1685) par Louis XIV met fin au régime de tolérance à l’égard des protestants français. Les guerres de religions reprennent de plus belle et bon nombre de huguenots (protestants réformés français) prennent le chemin de l’exil vers des régions plus paisibles, principalement le Nord de l’Europe mais aussi le nouveau continent américain. En quelques années, quelque 80.000 huguenots viennent remplir les rangs des Eglises Wallonnes établies aux Pays-Bas. Ils fondent également de nouvelles communautés, si bien qu’à l’orée du 18e siècle, elles sont près d’une centaine d’Eglises Wallonnes à occuper une place non négligeable dans le paysage protestant de la République des Provinces-Unies.

L’intégration ambivalente – Progressivement, ces deux vagues de réfugiés se fondent dans la population autochtone, adoptant dans le privé la langue néerlandaise et se liant à des familles néerlandaises. Mais la langue du culte demeure le français, tant et si bien qu’au début du 19e siècle, lorsque le roi Guillaume Ier établit la Nederlandse Hervormde Kerk (Eglise réformée néerlandaise), les Eglises Wallonnes, qui en font tout naturellement partie, bénéficient de leur propre synode (assemblée ecclésiastique nationale où siègent des représentants des classes). D’où cet étrange phénomène qui s’affirmera davantage jusqu’à nos jours : des communautés religieuses où le culte est célébré en français mais dont la plupart des assistants sont de langue maternelle néerlandaise.

DORDRECHT et BREDA – Ce sont ainsi plus de quatre siècles d’histoire que compte chacune des communautés wallonnes fondées à Dordrecht (1586) et à Breda (1590). Leur histoire a été amplement décrite par E.M. Braekman, Histoire de l’Eglise Wallonne de Breda, 1991 et Herman van Duinen, L’Eglise Wallonne de Dordrecht: 425 années en textes et en images, 2012.

En janvier 2012, les deux communautés ont décidé de joindre leurs destinées, si bien qu’elles constituent depuis une seule paroisse avec deux lieux de culte, conduite par un unique conseil presbytéral, avec un poste pastoral à 2/3 temps (complété par 1/3 temps avec l’Eglise Wallonne de Middelbourg).

Evènements
  • 18 mars 19h30 Chorale à la Trinitatiskapel
  • 22 mars 3e Vendredi de la francophonie: cinéma. Chapelle ouverte à 19h – film à 19h30
  • 25 mars Trinitatiskapel Cercle de discussion
  • 27 mars 14h30 Chorale à la Trinitatiskapel
  • 2 avril 14h30 Chorale à la Trinitatiskapel
  • 7 avril 12 h00 (après le culte ) Chorale à la Trinitatiskapel
  • 11 avril Consistoire
  • 16 avril 14h30 Chorale à la Trinitatiskapel
  • 19 avril Vendredi Saint, vêpres