Culte du 20190113

Nous avons chanté le psaume 72 et les cantiques 31/09 et 35/01.

 

Le témoignage du Baptiste

La société néerlandaise est en voie de sécularisation, les Églises se vident, le religieux est en crise. Même si par ailleurs 50% de la population prétend croire encore en Dieu et/ou prier. La religion serait-elle plutôt en train de changer de forme ? Un peu comme il y a deux mille ans, aux tout débuts du christianisme ?

L’auteur du 4e évangile ne tarde pas à introduire le personnage du Baptiste. Non seulement pour sa pratique du baptême, mais aussi pour suggérer comme une prise de distance du mouvement qui s’annonce par rapport au judaïsme incarné par les pharisiens et les sadducéens. Les responsables religieux attendaient un nouvel Elie, un messie, un prophète ; ils comprenaient bien quelque chose du baptême d’eau pratiqué à l’époque par les Esséniens au désert ; mais ils semblent assez surpris lorsque le Baptiste leur indique ‘un autre’, un ‘Fils de Dieu’ qui baptisera ‘dans l’Esprit saint’ ! Comme si le langage traditionnel ne suffisait plus pour dire la nouvelle manière de penser la foi qu’incarneront désormais le Baptiste et surtout le Christ. Comme si, en ce premier siècle déjà, l’on était au terme d’une époque et au début d’une nouvelle.

Ce Baptiste annonciateur d’une nouvelle ère religieuse me fait songer à un autre récit dans l’évangile de Jean, ‘les Noces de Cana’. De l’eau changée en vin, ou plus précisément l’exigence de pureté rituelle désormais remplacée par l’invitation à se réjouir ! En effet, si les jarres contenant l’eau servaient jusque-là aux rituels de purification, c’est comme si Jésus suggérait que désormais elles contiendront du vin destiné aux réjouissances ! Une façon entièrement neuve d’inscrire la foi dans une atmosphère de joie.

Le baptême d’eau pratiqué par Jean était assez compréhensible pour les chefs religieux : il s’inscrivait bien dans cette tradition de la pureté rituelle, le passage par les eaux comme symbole de purification. Or Jésus incarne un autre baptême : « celui dans l’Esprit saint », offert à tous, plus seulement aux juifs. Pierre l’a bien compris (Act 10,43) et Paul aussi : « Car nous avons tous été baptisés dans un seul Esprit en un seul corps, Juifs ou Grecs, esclaves ou hommes libres, et nous avons tous été abreuvés d’un seul Esprit » (1Cor 12,13).

Serions-nous aujourd’hui, comme en ces temps-là, à un tournant religieux ? Plutôt que la disparition de la foi, faut-il plutôt considérer que nous découvrons une façon nouvelle de vivre et pratiquer le religieux ? Comme en Luc 3,10-14 où les nouveaux baptisés sont invités au partage, la justice et la douceur (un comportement éthique davantage qu’une croyance dogmatique), le phénomène des églises qui se vident s’accompagne de la promotion des valeurs de partage (Wereldwinkel), d’entraide (collectes gigantesques lors de cataclysmes naturels), d’accueil (Bethelkerk à La Haye), de paix (ONU), etc. Notre époque serait-elle occupée à inventer une nouvelle manière de vivre la foi ? à repenser l’Église (auberge) ? à formuler la foi en d’autres termes (sans exclure l’esprit critique) ? à réinventer une pratique chrétienne pour un monde plus diversifié ? Autant de questions et défis pour aujourd’hui.

Pr R.-L. Dewandeler

Jean 2 19 Et voici quel fut le témoignage de Jean lorsque, de Jérusalem, les autorités juives envoyèrent vers lui des prêtres et des lévites pour lui poser la question : « Qui es-tu ? » 20 Il fit une déclaration sans restriction, il déclara : « Je ne suis pas le Messie. » 21 Et ils lui demandèrent : « Qui es-tu ? Es-tu Elie ? » Il répondit : « Je ne le suis pas. » – « Es-tu le Prophète ? » Il répondit : « Non. » 22 Ils lui dirent alors : « Qui es-tu ?… que nous apportions une réponse à ceux qui nous ont envoyés ! Que dis-tu de toi-même ? » 23 Il affirma : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : “Aplanissez le chemin du Seigneur”, comme l’a dit le prophète Esaïe. » 24 Or ceux qui avaient été envoyés étaient des Pharisiens.

25 Ils continuèrent à l’interroger en disant : « Si tu n’es ni le Messie, ni Elie, ni le Prophète, pourquoi baptises-tu ? » 26 Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l’eau. Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ; 27 il vient après moi et je ne suis même pas digne de dénouer la lanière de sa sandale. » 28 Cela se passait à Béthanie, au-delà du Jourdain, où Jean baptisait.

29 Le lendemain, il voit Jésus qui vient vers lui et il dit : « Voici l’agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. 30 C’est de lui que j’ai dit : “Après moi vient un homme qui m’a devancé, parce que, avant moi, il était.” 31 Moi-même, je ne le connaissais pas, mais c’est en vue de sa manifestation à Israël que je suis venu baptiser dans l’eau. » 32 Et Jean porta son témoignage en disant : « J’ai vu l’Esprit, tel une colombe, descendre du ciel et demeurer sur lui. 33 Et je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau, c’est lui qui m’a dit : “Celui sur lequel tu verras l’Esprit descendre et demeurer sur lui, c’est lui qui baptise dans l’Esprit Saint.” 34 Et moi j’ai vu et j’atteste qu’il est, lui, le Fils de Dieu. »

 

Luc 3 10 Les foules demandaient à Jean : « Que nous faut-il donc faire ? » 11 Il leur répondait : « Si quelqu’un a deux tuniques, qu’il partage avec celui qui n’en a pas ; si quelqu’un a de quoi manger, qu’il fasse de même. » 12 Des collecteurs d’impôts aussi vinrent se faire baptiser et lui dirent : « Maître, que nous faut-il faire ? » 13 Il leur dit : « N’exigez rien de plus que ce qui vous a été fixé. » 14 Des militaires lui demandaient : « Et nous, que nous faut-il faire ? » Il leur dit : « Ne faites ni violence ni tort à personne, et contentez-vous de votre solde. »

15 Le peuple était dans l’attente et tous se posaient en eux-mêmes des questions au sujet de Jean : ne serait-il pas le Messie ? 16 Jean répondit à tous : « Moi, c’est d’eau que je vous baptise ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi, et je ne suis pas digne de délier la lanière de ses sandales. Lui, il vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu ; 17 il a sa pelle à vanner à la main pour nettoyer son aire et pour recueillir le blé dans son grenier ; mais la balle, il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. »

 

1 Corinthiens 1 22 Les Juifs demandent des signes, et les Grecs recherchent la sagesse. 23 Mais nous, nous prêchons un Messie crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les païens ; 24 mais pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que Grecs, il est Christ, puissance de Dieu et sagesse de Dieu.

Voici ce que les enfants ont fait à l’école du dimanche:

 

Evènements
  • 5 septembre Trinitatiskapel: Consistoire
  • 9 septembre Trinitatiskapel: Cercle de discussion